5/12/2016 - Sanctifier la nuit de Noël

Sanctifier la nuit de Noël

La messe de Minuit disparaît peu à peu du paysage... Abandonnée par beaucoup de fidèles, la Nativité est célébrée dans beaucoup de paroisses à ... 18h ! Comment est-on arrivé à cette triste situation ? La réponse est simple ! C’est par facilité. Analysons rapidement les « bonnes excuses »...

« Je reçois pour le réveillon »

Noël est considéré comme une fête de famille. On se réunit pour le réveillon. On mange, on boit, on échange des cadeaux. Dans ce contexte, il est plus facile d’assister à une messe à 18h... et d’être tranquille le restant de la soirée pour faire la fête. Est-il besoin de rappeler que Noël est une fête religieuse et que le réveillon est une veillée qui prépare à la célébration de la Nativité. La soirée doit être organisée en fonction de celle-ci. Il ne faut pas confondre l’accessoire et l’essentiel. Sortir pendant la nuit pour se rendre à l’église, quitter la chaleur et le confort, braver le froid et les désagréments de la route sont autant de petits sacrifices qui façonnent l’être chrétien ! Noël, ce n’est pas la fête de la dinde ! C’est la venue de l’Enfant Dieu que le chrétien accueille au cœur de la nuit pour que les ténèbres soient illuminées de la lumière divine.

« Certains invités ne sont pas croyants »

Cet argument est souvent employé. On va à la messe de 18h en catimini... et on reçoit ensuite les invités comme si Noël n’était pas une fête religieuse. Ainsi, personne n’est embêté quand arrive Minuit... et qu’il faut partir ! Quelle tristesse d’en arriver là ! Car c’est presque toujours la foi catholique qui capitule face à l’incroyance. Il n’est pas question d’imposer la foi mais d’oser en témoigner. Dans ce contexte, pourquoi ne pas proposer à ceux qui le souhaitent d’assister à la messe de Minuit pendant que les autres poursuivent le réveillon ou... font la vaisselle ! On est parfois surpris par les réactions... Pourquoi partir perdant et manquer une belle occasion d’évangéliser et de rappeler le sens de la fête. Chacun reste libre... mais le chrétien, même si c’est lui qui reçoit (!), ne doit pas mettre sa foi en poche, sous prétexte de ne choquer personne.

« Je suis trop âgé, c’est trop tard »

Il convient de rappeler le courage et la foi des nos anciens qui allaient à la messe de Minuit à pieds et dans des conditions autrement difficiles que celles d’aujourd’hui. Il est toujours possible de faire une sieste dans l’après-midi afin d’être en forme pour la nuit, ou tout simplement de récupérer le lendemain. Certaines personnes éprouvent une grande fatigue au moment de la messe, mais bavardent une bonne demi-heure sur le marché sans souci du froid et des douleurs aux pieds !

« Mes enfants vont s’endormir »

Ce n’est pas un problème ! Et c’est important de les emmener à la messe de Minuit, même s’ils dorment une partie de l’office. La pratique religieuse s’apprend dès le plus jeune âge et cette célébration particulière marque durablement la conscience chrétienne. Un jeune enfant chrétien est souvent « tout excité » par la perspective d’assister à cette messe si ses parents ont pris le temps de lui expliquer la raison de ce rendez-vous nocturne.

En guise de conclusion...

La conclusion est simple. Il est important d’assister à la messe de Minuit avec ferveur et joie. C’est un trésor de notre belle tradition chrétienne qu’il faut préserver et faire découvrir aux plus jeunes. Les fidèles s’habituent vite au paganisme ambiant par facilité et par manque de convictions solides. Alors cette année, pourquoi ne pas remettre Dieu au cœur de la fête, au cœur de la nuit ! Elle retrouvera une saveur que seule la foi chrétienne peut lui donner !