15/12/2016 - Formation : l'amict


 Amict vient du latin : « amicire », déformation du verbe « ad-jacere » qui signifie « appliquer sur ». Ce vêtement liturgique est attesté dès le 8ème siècle (Ordo Romain n°1). Il s’agit d’une pièce de tissu rectangulaire pourvue de longs rubans aux extrémités d’un de ses grands côtés. Une croix est habituellement brodée en son milieu. En le mettant, le prêtre le pose d’abord un instant sur sa tête avant de s’en couvrir les épaules et de l’ajuster à la taille à l’aide des rubans. Il a pour fonction pratique de masquer le col romain en dessous de l’aube.                           
Historiquement, il est inspiré du foulard dont les hommes et les femmes s’entouraient le cou ou se couvraient la tête pour raison d’hygiène. C’est pour cette raison que primitivement, le prêtre portait l’amict sur la tête, un peu comme un capuchon qu’il retirait au commencement de la Messe. Cet usage disparaît progressivement à partir du 10ème siècle avec l’apparition de la barrette.
Symboliquement, l’usage de l’amict rappelle au prêtre qu’il doit vivre la Messe dans le plus parfait recueillement et garder les yeux fixés sur le mystère qu’il célèbre. De nombreux auteurs spirituels considèrent également l’amict comme étant le « casque du salut » qui est pour le prêtre une force contre les attaques de l'ennemi.
Le port de l'amict est-il obligatoire ? Voici la réponse de la présentation générale du missel romain : "On mettra un amict avant de revêtir l'aube si celle-ci ne recouvre pas parfaitement l'habit commun autour du cou". Précisons que la PGMR est très précise : l'amict est obligatoire si l'habit autour du cou n'est pas PARFAITEMENT recouvert. 
Quelques exemples :
Amict obligatoire  :


Amict facultatif :