18/09/2017 - Les abus liturgiques ne constituent pas une norme.

Les abus liturgiques ne constituent pas une norme.

Le 23 septembre 1978, quelques jours avant sa mort, Jean-Paul Ier disait en son discours à Saint Jean de Latran : « Je voudrais que Rome donne le bon exemple d'une liturgie célébrée avec dévotion et sans fausses créativité. Certains abus en matière liturgique ont pu favoriser par réaction des attitudes qui ont poussé des positions en elles-mêmes insoutenables et contraires à l'Évangile. En faisant appel avec affection et espérance au sens de la responsabilité de tous face à Dieu et à l'Eglise, je voudrais pouvoir être assuré que l'on évitera tout manquement aux règles liturgiques ».

17/09/2017 - À méditer...

Extrait d’un sermon de Saint Augustin sur les épreuves de ce temps :

« Il ne faut donc pas récriminer, mes frères, comme certains ont récriminé, au dire de l’Apôtre, et ils ont été tués par les serpents. A ce compte-là, mes frères, qu’est-ce que le genre humain peut souffrir d’inédit, que nos ancêtres n’aient pas déjà souffert ? Ou bien, quand nous souffrons tels malheurs, savons-nous s’ils n’ont pas souffert les mêmes ? On rencontre pourtant des gens qui récriminent sur leur époque et pour qui celle de nos parents était le bon temps ! Si l’on pouvait les ramener à l’époque de leurs parents, est-ce qu’ils ne récrimineraient pas aussi ? Le passé, dont tu crois que c’était le temps, n’est bon que parce que ce n’était pas le tien. »

11/09/2017 - "C'est la rentrée"

C’est la rentrée !

Ces derniers jours, la plupart des enfants et jeunes gens ont repris le chemin de l’école. Après des vacances plus ou moins longues et heureuses (sans secondes sessions !), les voilà repartis pour une nouvelle année scolaire, rythmée par des vacances normalement en lien avec les fêtes chrétiennes. Cette alternance entre travail (études) et repos ne concerne pas la plupart des adultes engagés dans la vie active qui profitent habituellement de trois semaines de congé par an.

Depuis quelques dizaines d’années, dans nos pays, l’Eglise souffre de « jeunisme ». Ce terme souvent synonyme d’adaptation aux modes du temps est en lien avec la crise de la foi qu’elle doit surmonter. Il faut « faire jeune », « parler jeune » et tout faire pour « attirer les jeunes ». On peut traduire cette obsession par l’expression savoureuse : « Seigneur, donne-nous un jeune au premier rang que nous ne nous sentions pas mourir trop vite… » Et dans ce domaine… tout est bon !

C’est ainsi qu’est née cette idée absurde de « rentrée pastorale » que l’on « célèbre » dans de nombreuses paroisses. Cette notion fausse induit dans les esprits que Dieu est en congé en juillet et en août et que la pratique religieuse est entre parenthèses… Si c’est possible, il est évidemment bon de « marquer le cou » de la rentrée et d’invoquer le Saint-Esprit sur les étudiants. Mais induire que le rythme liturgique et le culte doivent être calqué sur l’agenda scolaire conduit à relativiser le sens du dimanche.

Il faut rappeler que la messe n’est pas obligatoire uniquement pendant les années de catéchisme mais tout au long de la vie ! Il n’y a pas de fin d’année ni de reprise !!! La vie chrétienne est un long chemin vers Dieu. Car si la pratique est liée à un cycle de vie (profession de foi…), tout s’arrête quand le but est atteint. De même que tout s’arrête pendant les vacances.

Cet artifice pastoral est un gadget de plus pour masquer la douloureuse réalité… On se réjouit d’avoir les enfants et leurs parents « au moins pour ça »… On se félicite d’une « Messe des familles » - ambiance "carnaval" - à laquelle ce même « public » est obligé d’assister une fois par mois… On se dit qu’on fait un bout de chemin avec eux… tout en sachant que le terminus est proche et qu’il faudra recommencer avec des « invités » chaque année moins nombreux !

Dès lors, il ne faut pas se demander comment « attirer » à tout prix mais comment vivre l’Evangile avec ceux qui en veulent ! Tout le monde est le bienvenue, mais à condition que les règles de base soient clairement énoncées. La porte est grande ouverte si on vient pour découvrir le Christ et pas seulement pour consommer ce qu’on veut quand on veut. L’évangélisation en profondeur est à ce prix… ! Il faut oser rappeler l’exigence de la vie chrétienne au lieu de laisser croire que celle-ci se résume en quelques « temps forts » quelques fois par an.

Certains objecteront que ces « temps forts » sont importants et qu’ils peuvent aussi évangéliser. C’est tout à fait vrai, à condition d’organiser des formations substantielles consacrées à l’étude du catéchisme de l’Eglise catholique. On est loin de ce que l’on voit dans la plupart des paroisses où le programme se limite à quelques « témoignages », quelques chants, et « l’eucharistie festive » préparée soi-disant par les jeunes !

Compte tenu que la plupart des « trucs et gadgets » pastoraux n’ont brassé que du vide depuis des décennies, il est temps de se tourner vers nos contemporains avec un message sérieux et bien argumenté. Le sentiment est souvent trompeur et il ne peut remplacer une approche doctrinale de la foi. Cette formation rigoureuse est porteuse d’évangélisation car le chrétien bien formé est mieux à même de résister aux sirènes du monde. Dans un proche avenir, les communautés chrétiennes occidentales seront sans doute moins nombreuses qu’autrefois. Mais si le « petit reste » est bien formé et qu’il recourt régulièrement aux sacrements, il sera lumière pour le monde.

Au contraire, si on continue de « distraire » les fidèles par des célébrations vides et sans lendemain, il en sera de la religion comme de l’école… Quand arrivera l’âge adulte, on rangera soigneusement les crayons de couleurs dans le grenier et l’ambiance de ces fameuse « rentrée pastorale » sera vite oubliée.

04/09/2017 - Témoignage d'un fidèle :


Témoignage d'un fidèle : 

Dimanche dernier, nous assistions en famille à la messe dominicale dans une grande paroisse de ville. Au cours de la célébration, nous entendîmes les pires horreurs musicales : " Un grand champ à moissonner", "Prenons la main que Dieu nous tend", "La petite messe", "Sur les chemins du monde". De plus, nous dûmes nous farcir une "mamy-bigoudi" qui hurlait au micro tout en dirigeant l'assemblée. Cette scène était pitoyable !
 En sortant de l'église, je me fis plusieurs réflexions :
- Ces chants sont médiocres musicalement : mauvaises harmonisations, mélodies simplistes, rythmes boiteux.
- Ces chants n'ont rien de sacré ! Ils n'élèvent pas l'âme !
- Les paroles sont ridicules et le côté poétique est de piètre qualité. Un lycéen, qui rendrait un tel poème, recevrait un zéro !
J'en arrivai à conclure qu'il fallait avoir une fameuse haine contre le chant grégorien et les beaux chants en français pour nous torturer de la sorte... En tout cas, comme le corbeau dans la fable, je jurai mais un peu tard, qu'on ne m'y prendrait plus !

15/08/2017 - La "Belle au bois dormant"


La "Belle au bois dormant"

Bien que retirés du monde, certains religieux contemplatifs portent un regard extrêmement lucide sur la situation de la société et de l’Eglise. La prière continuelle leur fait percevoir le monde en vérité et leur vie devient prophétique. C’est ainsi que récemment, à l’occasion d’une excursion, j’ai rencontré un vénérable religieux à la parole libre. Au parloir, et à bâton rompu, nous avons échangé sur la crise de l’Eglise. Voici quelques perles pour nourrir notre réflexion et stimuler notre ardeur apostolique.

D’emblée, une image retient mon attention car mon interlocuteur compare l’Eglise (en Occident) à la « Belle au bois dormant » en se demandant quand elle se réveillera. De fait, alors que la pratique religieuse diminue sans cesse de façon vertigineuse, beaucoup de prêtres refusent de cerner le problème et continuent de croire que la solution consiste à se placer à la remorque des idées du moment. Le résultat est catastrophique car l’évangélisation a laissé la place à un discours sans saveur… « On se demande où est passé le sel ! Il est devenu fade ». Et de fait, où peut-on encore entendre une homélie forte, imprégnée de doctrine et de véritable piété ? Il faut constater que les pasteurs servent souvent aux fidèles une tambouille tiède où la foi est édulcorée.

Face à cette situation qui s’aggrave d’année en année, aucune reprise en mains n’est à l’ordre du jour. Les Supérieurs semblent déconnectés de la réalité. Ils continuent de créer des commissions et des sous-commissions dont le but est de « lire les signes des temps »… sans se rendre compte qu’il n’y a quasiment plus personne dans les structures et que ce sont les mêmes que l’on retrouve partout. Ainsi, on établit des « parcours catéchétiques », des cheminements pour les jeunes adultes alors que le public visé ne fréquente plus les églises et que s’il vient encore pour certains « rites de passages », ce sera la plupart du temps sans lendemain.

Hélas, par toutes ses structures, il faut reconnaître que l’Eglise évangélise peu… et « bla-bla-te » beaucoup ! Il serait intéressant d’analyser certains discours épiscopaux pour tâcher d’y déceler une parole vibrante et forte. Les exemples sont innombrables. Ainsi, lors des derniers attentats, qu’a-t-on entendu ? Quasiment aucune référence au message chrétien mais un ensemble de platitudes sur le « vivre-ensemble » et la « solidarité ». Bien entendu, ces valeurs sont importantes, mais dans la bouche des successeurs des Apôtres, on est en droit d’attendre autre chose ! Certains Supérieurs ecclésiastiques sont si loin de l’annonce de la foi que le Christianisme est réduit à un ensemble de valeurs et à quelques pratiques humanistes. Dès lors, un homme en quête d’absolu et qui se pose des questions existentielles peut-il trouver des réponses simples et claires dans une institution si peu explicite quand au contenu de sa doctrine… La question mérite d’être approfondie…

Beaucoup d’analystes voient la situation présente comme un héritage de « Mai 68 ». Sans entrer dans les détails, cela semble tout à fait plausible. Il suffit de lire certains livres et brochures de l’époque pour se rendre compte que la dilution de la doctrine catholique en un ensemble de valeurs date de cette « révolution sociétale ». Au nom de l’ouverture au monde, un nombre impressionnant de prêtres ont littéralement bradé la foi et abandonné cette « folle prétention » de détenir la Vérité. Les résultats ne se sont pas fait attendre. Un système instable ne peut qu’engendrer l’instabilité et finalement la destruction. La crise des vocations et de la pratique religieuse, conséquence partielle de cette situation, a empêché le renouvellement des fidèles et du clergé. Ainsi, les jeunes « révolutionnaires » d’hier sont devenus aujourd’hui, pour ceux qui n’ont pas abandonné le sacerdoce ou toute pratique religieuse, des « bobos » ringards incapables de transmettre la foi.

Face à ce constat navrant, il est temps de changer de cap et de reconnaitre la voie sans issue dans laquelle beaucoup se sont engouffré ! L’erreur est humaine, mais la persévérance dans l’erreur est diabolique, d’autant que l’absence de fruit de cette pastorale est flagrant !

Déplorer la situation est important. Mais il faut aller plus loin et proposer des solutions. Celles-ci sont simples, mais il faut avoir le courage de les appliquer.

Tout d’abord, il faut constater que dans certaines régions, la situation semble « perdue » au moins momentanément. Plutôt que de se disperser et de brasser du vide, pourquoi ne pas se recentrer autour de pôles d’évangélisation. Cela semble évident et pourtant si difficile à envisager. Ne faudra-t-il pas qu’une certaine forme d’institution disparaisse pour que renaisse l’évangélisation, débarrassée d’un carcan vaguement sociologique qui étouffe le dynamisme missionnaire. Faut-il rester attaché à des structures qui ont donné du fruit en leur temps mais qui n’en portent plus aujourd’hui ? Les jeunes prêtres doivent-ils être continuellement prisonniers des choix pastoraux parfois douteux de leurs prédécesseurs ? De la réponse à ces questions dépend l’avenir des vocations. Si l’Eglise ne veut pas que les jeunes et les bonnes volontés s’essoufflent, il est urgent de changer de cap et de revenir aux fondamentaux. Ce n’est que dans un terreau nourri d'une vie chrétienne authentique et explicite que peut s’épanouir le désir de consacrer sa vie au service de Dieu. Il ne faut également pas oublier l’action de Dieu. Il peut intervenir quand tout semble perdu, mais l’éclairage de l’Histoire Sainte rappelle qu’il attend la bonne volonté d’un petit reste pour opérer des miracles.

Il faut également avoir l’humilité de regarder les résultats pastoraux de l’Eglise dans des pays parfois proches et qui n’appliquent pas, fort heureusement les mêmes « recettes ». Souvent, ceux-ci sont décriés alors qu’ils peuvent stimuler le zèle apostolique. Ainsi, comment expliquer que certains diocèses, congrégations religieuses et mouvements recrutent alors que d’autres, parfois dans le même pays, demeurent désespérément vides ? Les raisons du succès, comme hélas de l’échec, sont souvent les mêmes et il ne faut pas chercher dans des grands discours ce qui sautent aux yeux. Il y a des vocations et de l’avenir là où le Christianisme est vécu explicitement. Pour les autres… il faut reconnaître qu’il ne restera rien dans dix ans ! Les faits sont là pour le crier !

Il est donc urgent que les pasteurs soient véritablement des prophètes, soucieux de plaire à Dieu plutôt qu’aux hommes. Il est impossible de concilier vie évangélique et vie mondaine et ce n’est que par l’exemple d’une vie intégralement donnée que les prêtres seront apôtres. Cette perspective englobe tous les aspects de la vie : prières, enseignements, célébrations, visibilité, formation authentique… Dans ce domaine, il est légitime de garder l’espoir car la nouvelle génération sacerdotale est fort heureusement bien différente de la précédente… et le temps fait parfois bien les choses ! Quand le changement sera enfin possible et que toute une génération aura fait son temps, il sera possible de reconstruire patiemment ce que certains auront détruit si rapidement. Cela ne se fera que dans l’humilité, l’acceptation des croix et des humiliations, la joie intense de la ferveur du petit troupeau. Tout reste toujours possible… avec l’aide de Dieu et notre bonne volonté !

06/08/2017 - Témoignage

Témoignage d'un prêtre retraité : 

L'Eglise n'aurait-elle pas besoin d'un grand chambardement ?

Alors que nous voyons naître dans nombre de contrées des jeunes prêtres classiques (fidèles à la doctrine et aux règles liturgiques, pieux, missionnaires), la génération soixante-huitarde reste au pouvoir et s'y accroche avec force. Que de jeunes prêtres se découragent dans des pastorales stériles qui leur sont imposées par leurs supérieurs ! Ce qu'il y a de plus tragique, c'est que la génération soixante-huitarde est en train de compromettre la nouvelle évangélisation et de décourager les forces vives ! Cependant, ne nous mentons pas : la vieille garde n'est pas seule...elle est renforcée par quelques opportunistes ayant une "vocation mitrée"... Ces derniers sont redoutables ! Ils tueraient père, mère, confrères...pour arriver au pouvoir ! Méfiez-vous de ceux qui prônent l'humilité dans tous leurs discours, ce sont généralement les plus orgueilleux et les plus carriéristes ! Si seulement, la jeune génération pouvait s'unir et envoyer, une bonne fois pour toute, toutes les pieuvres du pouvoir dans les paroisses désertes dans lesquelles ils n'ont jamais mis les pieds ! 

02/08/2017 - L'Eglise "aux mille visages"...

L' Eglise aux "mille visages"...

Internet permet de découvrir la situation religieuse de nombreux diocèses, de congrégations et de séminaires. Souvent, en quelques minutes, il est possible de saisir les points d’insistance, les orientations pastorales et les priorités. Les photos et vidéos sont souvent suggestives… Si on considère que le web est une vitrine, il est utile de poser un regard critique sur la situation pour comprendre la crise que traverse l’Eglise.

Il faut reconnaître que la plupart des sites diocésains sont effrayants ! Ne parlons pas de la forme (beaucoup de sites sont créés par des professionnels et sont visuellement de bonne facture) mais du fond. Il faut, hélas, reconnaître que le message présenté est flou et qu’il est quasiment impossible de trouver des exposés doctrinaux clairs et facilement abordables par un grand nombre. Les seules allusions « religieuses » servent  à justifier une pastorale à bout de souffle « fleurant bon » les années 80… A quelques rares exceptions, le discours est vide et lassant tant la répétition des rengaines « entraide », « vivre ensemble », « écoute », « partage »… est récurrente.

En parcourant certains sites officiels, on peut se demander si un homme normalement constitué a envie de rejoindre une institution qui se présente à lui de cette façon et qui affirme si timidement le contenu de sa foi. Il serait intéressant de recenser le nombre de diocèses où la doctrine catholique est exposée clairement. Souvent, on y trouve un ensemble de phrases alambiquées qu’il faut relire plusieurs fois pour y découvrir un message dilué. On peut faire le même constat en regardant les photos « clichées » qui sont présentées : lâché de ballons, ronde autour de l’autel, célébration dépourvue de toute transcendance, grands rassemblements style « union des pensionnés » et où les jeunes se comptent sur les doigts d’une main…

Sur ces sites, le « must » est de lire certains témoignages de prêtres heureux de vivre dans cette Eglise « aux mille visages ». On peut dresser une liste non-exhaustive des âneries qu’on y trouve : « Quelle joie de travailler ensemble en co-responsabilité avec d’autres chrétiens » , « Le prêtre n’est plus au centre de la Communauté, c’est ensemble que nous cherchons un sens à la vie et que nous cheminons », « la diversité liturgique est une richesse, chacun est acteur de l’Eucharistie », « Nous vivons une époque passionnante car le manque de prêtres nous permet d’explorer d’autres façons d’être chrétien », « la catéchèse n’est pas un savoir à transmettre, mais une expérience »…

On peut supposer que les rédacteurs choisissent scrupuleusement les auteurs de telles niaiseries si éloignées d’une saine spiritualité sacerdotale. Malheureusement, et malgré la crise des vocations, de nombreux diocèses continuent de promouvoir une pastorale sans lendemain et un profil de prêtre, qui fort heureusement, s’épuise à grande vitesse. Si par malheur, un jeune se présente au séminaire et remet en cause le fonctionnement du système, il sera vite éjecté et jugé inadapté à la situation actuelle. Un supérieur de Séminaire avouait avec fierté qu’il avait accepté 2 candidats sur un total de 10 demandes… On peut comprendre que certains candidats ne soient pas acceptables mais, dans pareilles situations, on peut légitimement interroger les deux parties et se demander qui est le plus inadapté.

La plupart des jeunes qui pensent à la vie sacerdotale ne veulent pas d’un christianisme mou et fade. Ils attendent une parole forte, capable d’enthousiasmer toute une vie. Ils souhaitent se donner totalement pour être configurés au Christ et pas pour « faire tourner » une pastorale desséchante. Dans certains cas grotesques, un jeune homme qui entre au séminaire rencontrera un supérieur sans signe distinctif et affublé d’une paire de sandalettes qui lui parlera de tout (expériences, réunions, « nouvelle vision du sacerdoce » …) sauf du Christ ! Dans ces conditions, il faut être vraiment motivé pour entrer… et ne pas se sauver en courant. Que de bonnes vocations ont été perdues par le manque de discernement de ceux qui ont pourtant reçu cette mission…

Rappelons une évidence. Cette Eglise « aux mille visages » n’existe pas ! L’expression est utilisée pour justifier les déviances doctrinales de ceux qui n’acceptent que leurs diversités et qui pratiquent cet adage : « Ma différence je te l’impose… Ta différence, tu te la gardes ! »  L’Eglise n’a qu’un visage, celui du Christ ! Sa Parole transcende toutes les pastorales qui n’ont de sens que si elles sont au service d’une véritable évangélisation. Si un système ne porte pas de fruit, il faut avoir le courage de le confronter à la Parole de Dieu et à la Tradition vivante de l’Eglise.

Le prêtre lui aussi n’a qu’un visage, celui de l’Eglise catholique. Sa sensibilité est secondaire. Il doit enseigner, vivre et célébrer comme le demande l’Eglise dans laquelle il sert le Christ. Les jeunes, en quête d’absolu, ne s’y trompent pas en se tournant vers de nouvelles congrégations qui répondent à ces critères au détriment de nombreux diocèses empêtrés dans des plans pastoraux foireux.